La dette africaine : L’état des savoirs PDF, EPUB

Cela se fait à travers des séminaires, des ateliers et des visites d’échange.


ISBN: 2296053467.

Nom des pages: 247.

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Cet ouvrage réunit plusieurs contributions au premier colloque international organisé par l’association  » Initiatives pour le Développement Économique en Afrique Lille  » (IDEAL), en partenariat avec la Région Nord – Pas de Calais et la Faculté Libre des Sciences Économiques et Gestion de l’Université Catholique de Lille. À travers la problématique de la dette, les textes réunis dans ce volume ouvrent en fait la voie à une approche alternative des relations Nord-Sud. Cette approche est faite de décloisonnements disciplinaires et d’avancées théoriques. L’analyse juridique y côtoie la réflexion économique, politique ou sociologique. La dette n’y est plus appréhendée comme un fardeau, ni une catastrophe économique, mais comme un levier démultipliant le potentiel de croissance des pays pauvres. L’analyse théorique de la dette sort enfin du court terme, du comptable et du nominal, pour entrer dans la dynamique des effets d’entraînements entre pays riches et pays pauvres. Il est stimulant de constater que la recherche africaine dessine enfin, à l’ensemble des pays subsahariens, une perspective pragmatique de sortie de dette ; une perspective sans sacrifices excessifs, ni délestages de souverainetés en faveur des créanciers. Cette posture épistémologique, respectueuse des valeurs, des représentations et du vécu des Africains, donne sens aux initiatives multilatérales visant à réduire la dette africaine. Le terme créance condense en effet les notions de crédit et de croyance. Dans toute dette, la relation invisible, le mouvement de valeurs culturelles et sociales qui instaure la confiance, compte autant que le mouvement des valeurs financières. Ce flux/reflux entre l’économique et le culturel, le politique et l’éthique, le stratégique et le contingent, est porteur de solutions pour l’Afrique.

L’Afrique n’a cependant pas réussi à attirer les flux de capitaux dont elle a besoin en raison des perceptions négatives des activités économiques et politiques du continent, de ses infrastructures médiocres et d’un cadre juridique inadéquat, en particulier pour l’exécution des contrats. Au niveau international, il existe deux axes de réflexion sur les domaines dans lesquels l’Afrique devrait concentrer ses efforts. Lorsque le plus puissant des empereurs du Mali traversa le Caire en pèlerinage à La Mecque au XIVe siècle, il ruina le prix du dinar égyptien à base d’or pendant plusieurs années par ses cadeaux et paiements d’or non couru aux courtisans et marchands. celui qui a vu les églises souterraines de Lalibela dans le nord de l’Ethiopie ou les magnifiques sculptures en bronze et en bronze d’Ife de l’ouest du Nigeria peuvent douter du potentiel extraordinaire de la technologie et de la créativité africaines.

Certains de ces pays ont créé la conférence nationale, facteur de déclenchement du processus démocratique dans de nombreux pays, tels que le Gabon, Madagascar, le Niger, la République du Congo (Congo Brazzaville) et la République Démocratique du Congo (RDC). Des conflits plus ou moins destructeurs se poursuivent au Soudan occidental (Darfour), entre le Soudan et le Tchad, au nord de l’Ouganda avec l’Armée de résistance du Seigneur, en Somalie, dans toute la vaste République démocratique du Congo (avec l’aide du Rwanda et de l’Ouganda). Par conséquent, il est vital de débloquer les prêts commerciaux et de permettre aux entrepreneurs des pays les plus pauvres de prospérer. La nouvelle génération de dirigeants africains devrait s’attaquer aux deux derniers objectifs et libérer les populations de la peur de la guerre et de la pauvreté.