En ligne téléchargement Autobiographie d'un cheval heureux! pdf, epub ebook

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  • ISBN: B00ARHXUTE
  • Author:
  • Langues: Français
  • Évaluation: 5.0/5 (Votes: 2646)
  • Broché: 107 des pages
  • Disponibilité: En stock
  • Télécharger les formats: PDF, EPUB, KINDLE, FB2, AUDIBLE, MOBI et d'autres

Description du produit

Psour, équidé de race Barbe, nous dévoile (en usant de la première personne du singulier) dans l'Autobiographie D'Un Cheval Heureux, le contenu des premières années de son existence. Malgré la qualité d'éleveur de l'auteur, ses notions d'éthologie et son âme sensible, ne cherchez dans ces lignes ni un traité d'élevage, ni une méthode de chuchoteur, ni même un recueil de poésies, mais juste un aimable roman.

"Lorsque l'eau du ciel arrose nos dos couverts d'un poil étanche et nos têtes ornées de toupets épais et protecteurs, elle y ruisselle: elle lave et délave, à mesure qu'elle tombe, les couches épaisses de boue, les tapis de poussière, et déchire dans son élan le voile douillet saturé d'insouciance qui nous enveloppe par temps clair. Alors, sous la fertile caresse humide, nous devenons graves: de multiples graines, embryons de pensées, germent dans nos cerveaux endormis, comme mille plantules au lendemain d'une rare ondée crachée sur un sol désertique; et dans la profondeur de la nuit sans fin où nous sommeillons, éclate, confidentiel, le feu d'artifice. Les bleus, les argents et les ors jouent des coudes, se bousculent pour occuper le devant de la scène, tandis que nous entrons en introspection, que nous nous lovons en nous-mêmes pour mieux jouir du spectacle, fermés, le temps d'un orage, au courroux de l'instant, à la fois stimulés par, et insensibles à l'eau du ciel qui se répand!
Vu de l'extérieur, évidemment, rien ne transparaît de cette agitation spirituelle, et l'observateur humain ne saurait suspecter l'existence de ce feu qui vrombit au-dedans de notre carcasse endormie - que de rares tressaillements secouent de loin en loin -.

Ceux, parmi mes semblables, qui vivent au box, prennent souvent l'occasion de la pluie pour se divertir: ils mettent alors le nez dehors, sous réserve qu'on leur en laisse l'opportunité, et s'abandonnent à leur péché-mignon. La curiosité, partie intégrante de la nature équine, les incite à regarder leur environnement habituel d'un œil neuf, sous une lumière maussade: ils observent les ruisselets qui se forment ici ou là dans la cour, se rejoignent en petits rus qui dégringolent tel dans une bouche d'égout, tel autre entre les herbes d'une prairie pentue, tel, encore, vers la fosse à purin.

La plupart des sujets à l'esprit encore jeune, aventureux, s'obstinent à suivre l'onde qui se dérobe à leurs yeux, happée par quelque soupirail proche. Alors, aidés par leurs neurones en effervescence, ils retracent dans leur imaginaire le parcours de ce flux mouvant, au travers des canalisations souterraines: chaque goutte, à la fois compressée et émoustillée par ses voisines, tente de gagner la course qui la mènera avec ses semblables à la mer; de tuyaux en conduites, de boyaux étroits en canaux plus larges, chacune se démène et accélère le mouvement sans se soucier le moins du monde des obstacles qu'elle rencontre et entraîne avec elle; ici une motte de terre couronnée de marguerites, là une cannette de bière éventrée, plus loin un mulot égaré, qui tente de sauver sa peau déjà très humide, mais que les flots engloutissent rapidement.

Après une longue randonnée à couvert, le liquide jaillit enfin à l'air libre, craché par une bouche de pierre aux dents profondément enracinées au cœur d'une quelconque berge. Mais l'aventure continue au-delà, dans le lit même du ruisseau, parfois jusqu'au-dehors, et se poursuit dans la rivière, dans le fleuve, dans le vaste océan soi-même! Ainsi s'évadent les chevaux enfermés entre quatre murs, qui, quand vient l'orage, parcourent le monde. Parmi eux, il en est qui demeurent perdus pour toujours dans leurs songes; n'avez-vous jamais pensé que le tiqueur à l'ours, loin de la stabilité terrestre, se laissait bercer sur son radeau roulé par les flots? Et que le tiqueur à l'appui, malmené comme le mulot par le tumulte et les remous, tentait désespérément de se raccrocher au premier îlot de fortune venu pour y aspirer un gros bol d'air avant qu'une lame ne le su